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Accueil > Schéma régional des formations sanitaires et sociales 2008-2012 > * Diagnostic préalable > 4 - Les métiers du secteur sanitaire > 4.16. Le métier d’ambulancier(e)

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4.16. Le métier d’ambulancier(e)

Document de travail

Voir en ligne : la formation d’ambulancier(e)

F4.16 / Le métier d'ambulancier(e)
LES FAITS
Le descriptif du métier
Niveau de qualification : sans
Les ambulanciers prennent en charge et transportent les patients, valides ou blessés, malades, handicapés, personnes âgées, vers les hôpitaux, centres de soins, maisons de retraite dont ils relèvent. Ils effectuent les transports sur rendez-vous, ou en urgence.
Une grande disponibilité est exigée. Les ambulanciers ne sont pas toujours au volant : ils connaissent des temps d’attente dans les couloirs et les halls d’entrée qui sont comptés forfaitairement. Le temps de travail est calculé sur 35 heures hebdomadaires, mais l’amplitude de la journée peut aller jusqu’à 11 heures maximum.
Dans les services d’urgence, les ambulanciers peuvent travailler de jour comme de nuit, ainsi que les dimanches et jours fériés. Les entreprises de transport sanitaire doivent aussi assurer des permanences départementales de nuit.
Ils exercent dans les entreprises privées de transport sanitaire ou les établissements de soins disposant d’un service de transport sanitaire (centres de rééducation, cliniques) ainsi que dans le secteur public hospitalier.
Responsable de l’entretien de son véhicule, il a aussi en charge des tâches administratives : formalités d’admission en établissement de soins pour le patient, « dossiers transports » pour l’assurance maladie, facturation et encaissement.
Les chiffres clés du métier en Paca
Peu nombreux parmi l'ensemble des conducteurs : 2813
Source : INSEE - RP99 - Traitement ORM.
Une demande d'emploi difficilement estimable
La nomenclature ROME intègre les ambulanciers dans l'ensemble plus large des conducteurs de transport particuliers.
Pas de source disponible
Forte part de jeunes : 46 %
Moyenne régionale tous métiers des moins de 35 ans : 32 %
Source : INSEE - RP99 - Traitement ORM.
Très peu de femmes dans ce métier : 27 %
Moyenne régionale tous métiers : 45 %
Source : INSEE - RP99 - Traitement ORM.
Forte évolution de l'emploi : 59 % entre 1990 et 1999
Moyenne régionale tous métiers : 4,4 %
Source : INSEE - RP99 - Traitement ORM.
L'ANALYSE
Évolution de l'environnement professionnel
* Des besoins accentués par la forte présence des personnes âgées : La progression du nombre d’ambulanciers s’explique notamment par le vieillissement de la population qui entraîne un besoin accru de soins et de transports sanitaires. Cette évolution est plus forte en Paca où la part des personnes de plus de 60 ans croit plus vite, compte tenu du caractère attractif de la région, notamment pour les retraités. De plus, la région est fortement médicalisée et ces deux phénomènes, concomitants, se traduisent par un développement des déplacements sanitaires.
* L'effet 35 heures : La mise en place des 35 heures, et l’évolution des réglementations empêchant l’enchaînement du travail jour/nuit (même si l’ambulancier n’a pas eu de sortie à faire pendant sa permanence) expliquent, en partie, la croissance récente des embauches.
* Une réorganisation du transport des urgences préhospitalières : Une partie des urgences préhospitalières peut être transférées aux ambulances privées. C’est le régulateur du « 15 » qui en décide selon les situations et l’afflux des demandes. Cette sollicitation des ambulances privées crée un développement de leur champ d’action et un besoin en effectif.
* Une tendance au regroupement pour les entreprises privées : Les ambulanciers ont l’obligation d’assurer un tour de garde départemental. Pour mieux s’organiser et coordonner les plannings en optimisant les effectifs, les entreprises ont tendance à se regrouper.
Gestion des ressources humaines
* Risques d'usure professionnelle : Une moyenne d’âge nettement moins élevée que pour l’ensemble des métiers, un fort turn-over et de nombreux abandons déplorés par la profession attirent l’attention sur des phénomènes d’usure professionnelle. Il est vrai que ce métier exige une bonne santé pour assurer le brancardage et résister au stress ainsi qu’une disponibilité horaire difficilement conciliable avec des contraintes familiales.
=> Les risques d’usure peuvent être anticipés par des améliorations des conditions matérielles de travail, un accompagnement psychologique des ambulanciers, un renforcement des coordinations de plannings entre entreprises. Par ailleurs, des mobilités sont envisageables grâce à une plus grande formalisation des passerelles vers d’autres métiers soit du sanitaire (ex : aide soignant), soit du transport.
* Fortes exigences professionnelles et difficultés de recrutement : Les savoir-faire attendus par les employeurs sont divers : conduite en sécurité, gestion des formalités administratives, gestuelle adaptée, procédures d’hygiène. Ils recherchent aussi des candidats faisant preuve d’empathie pour les usagers, de rigueur, de résistance au stress et à la souffrance. L’intervention des ambulanciers dans les urgences préhospitalières crée aussi des exigences nouvelles. Ils doivent être en mesure de faire un retour sur l’état de santé du patient au régulateur à partir des symptômes présentés.
=> Un système de pré-professionnalisation avant l’embauche grâce à une mutualisation de moyens entre plusieurs employeurs locaux peut contribuer à résoudre des problèmes de recrutement (Cf. aussi projet d’ouverture de l’apprentissage).
Pour en savoir plus :

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