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4.17. Le métier de technicien(ne) de laboratoire de biologie médicale

Document de travail

Voir en ligne : la formation de technicien(ne) de laboratoire de biologie médicale

F4.17 / Le métier de technicien(ne) de laboratoire de biologie médicale
LES FAITS
Le descriptif du métier
Les techniciens de laboratoire de biologie médicale assurent, sur prescription médicale et sous la responsabilité d’un biologiste, l’exécution des examens biologiques permettant de dépister des maladies ou de suivre l’évolution d’un traitement. Au coeur des nouvelles technologies, ils entretiennent et vérifient le bon fonctionnement des appareils.
Les techniciens réceptionnent, valident et contrôlent la conformité des prélèvements. Ils assurent le traitement pré-analytique des échantillons, mettent en oeuvre les techniques d’analyses, valident l’analyse et transmettent les résultats. Ils gèrent les stocks et les commandes de réactifs et de consommables.
Les techniciens d’analyses biomédicales travaillent principalement en hôpital et en laboratoire d’analyses médicales publics ou privés. Cette profession peut ausi s’exercer dans la police technique et scientifique, les laboratoires de recherche, les laboratoires industriels ou de contrôle vétérinaire ou les centres de transfusion sanguine. Les tâches varient en fonction du lieu d’exercice de l’activité : dans un laboratoire privé les techniciens doivent être polyvalents, en hôpital ils peuvent être spécialisés (hématologie, biochimie, bactériologie, virologie...).
Les techniciens d’analyses biomédicales travaillent en équipe, sous le contrôle d’un responsable (médecin, pharmacien, chercheur). Les horaires sont plus réguliers en laboratoire privé qu’en hôpital où il doit assurer des gardes la nuit, le dimanche et les jours fériés.
Les chiffres clés du métier en Paca
Entre 2000 et 3000 ? : 5862
La nomenclature PCS inclut dans les "techniciens médicaux" les manipulateurs en électroradiologie, les infirmiers spécialisés manipulateurs, les infirmiers encéphalographes et les infirmiers en électro-encéphalographie. Les techniciens de laboratoire représentent eviron la moitié de cet effectif.
Source : INSEE - RP99 - Traitement ORM.
De nombreux demandeurs d'emplois : 256
Source : DRTEFP – DEFM Catégories 1, 2 et 3 – 31 Décembre 2005
Un pourcentage de jeunes plus important que la moyenne régionale : 29 %
Moyenne régionale pour tous les métiers : 19 %
Source : INSEE - RP99 - Traitement ORM.
Une part de femmes importante : 76 %
Moyenne régionale : 45 %
Source : INSEE - RP99 - Traitement ORM.
Un taux de croissance beaucoup plus fort que pour tous les autres métiers : +22 %
Evolution de tous les autres métiers en région Paca : +4 %
Source : INSEE - RP99 - Traitement ORM.
L'ANALYSE
Évolution de l'environnement professionnel
* Les laboratoires ne sont pas épargnés par les restructurations du milieu hospitalier : Les laboratoires des établissements publics de santé, jusque-là relativement épargnés par les concentrations et les fusions qui touchent depuis plusieurs années leurs homologues libéraux, commencent a en sentir les effets (rationalisation des dépenses, changements organisationnels favorisant la productivité, la culture de la performance, du résultat et de la qualité).
* Un impact important des nouvelles technologies sur le métier : Un matériel de plus en plus sophistiqué diminue le nombre de manipulations mais exige des connaissances élargies dans les nouvelles technologies. Il faut être capable de paramétrer les nouveaux appareils et d’administrer l’automatisation des analyses.
* Evolutions des sciences biologiques et chimiques : Les techniciens de laboratoire ont une double compétence : en techniques et en biologie. Les progrès en biologie moléculaire ou en cytogénétique font évoluer les techniques d’analyses.
Gestion des ressources humaines
* Des possibilités d'évolution et de mobilité : Après quelques années, le technicien d’analyses biomédicales peut participer à la conception de nouveaux produits au sein de laboratoires de recherche ou accéder à des fonctions de direction d’équipe. Dans la fonction publique, après trois ans d’expérience professionnelle, il peut devenir surveillant de laboratoire puis passer un certificat de cadre de laboratoire d’analyses médicales, qui lui permet d’enseigner.
=> Les évolutions de carrière et les passerelles sont possibles dans ce métier. Cela facilite les mobilités mais engendre un important turn-over et un besoin quasi permanent de techniciens.
* Des risques de saturation : L’automatisation croissante des techniques d’analyses ne va pas forcément dans le sens d’un développement accru de l’emploi.
=> Ce métier ne concerne pas que la santé. D’autres branches professionnelles mobilisent ces compétences et il peut être interessant de mutualiser et de gérer des mobilités entre secteurs (entre les hopitaux et la police scientifique par exemple).
Pour en savoir plus :

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