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Accueil > Schéma régional des formations sanitaires et sociales 2008-2012 > * Diagnostic préalable > 4 - Les métiers du secteur sanitaire > 4.15. Le métier d’auxiliaire de puériculture

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4.15. Le métier d’auxiliaire de puériculture

Document de travail

Voir en ligne : la formation d’auxillaire de puériculture

F4.15 / Le métier d’auxiliaire de puériculture
LES FAITS
Le descriptif du métier
Niveau de qualification : V
Les auxiliaires de puériculture s’occupent d’enfants bien portants, malades ou handicapés, sous la responsabilité de personnel d’encadrement. Ils les prennent en charge individuellement ou en groupe. Ils veillent à leur sécurité et à leur bien-être en leur apportant les soins nécessaires et en les accompagnant dans leurs apprentissages.
Les auxiliaires de puériculture travaillent dans des établissements accueillant des jeunes enfants jusqu’à l’âge de l’adolescence. Ils travaillent toujours en équipe soit avec du personnel soignant, soit éducatif. Ils observent, surveillent l’état de santé et le comportement des enfants. Ils participent aux activités d’animation, d’éveil, de loisirs ainsi qu’à l’entretien du matériel de soins ou des jouets. Ils transmettent l’information entre les différents personnels pour assurer la continuité des soins ou des activités. Il conseillent les parents sur l’hygiène et l’alimentation des enfants.
Ils exercent majoritairement dans le milieu hospitalier, dans des structures d’accueil de la petite enfance ou dans des services de protection maternelle et infantile. Les auxiliaires de puériculture ne peuvent pas s’installer en tant qu’indépendants.
Selon la structure d’accueil, les auxiliaires de puériculture ont des contraintes horaires différentes : travail de nuit ou de week- end dans le milieu hospitalier, sur des plages horaires élargies (7h - 19h) en crèche ou en halte-garderie. Un quart des postes est à temps partiel mais l’emploi est stable dans 9 cas sur 10. Il existe peu de turn-over.
Les chiffres clés du métier en Paca
Pas de données précises
En 2000, le fichier STATISS estimait à 3 400 le nombre d'auxiliaires de puériculture en région. En 2003, la fonction publique territoriale en concentrait à elle-seule 2 300.
Pas d'estimation possible pour la demande d'emploi
La nomenclature ROME regroupe plusieurs métiers dans le groupe "Intervenant auprès d'enfants" . Le nombre d'auxiliaires de puériculture ne peut être isolé.
Un métier trés femininisé : 99 %
Au sein de la fonction publique territoriale, 99 % des postes sont occupés par des femmes.
CNFPT 01/2000
Forte progression de l'emploi : Entre 2000 et 2003, le nombre d’auxiliaires de puériculture dans la fontion publique territoriale a augmenté de 43% passant 1 742 à 2 499 professionnels. Entre 1990 et 1999, la profession avait déjà connu une progression de 44%.
L'ANALYSE
Évolution de l'environnement professionnel
* Des besoins en augmentation : Un vieillissement de la population en emploi, une remontée du taux de natalité associé à un taux d’activité féminin important laissent envisager la création de nombreux emplois d’auxiliaires de puériculture dans les prochaines années. Les politiques locales et nationales encouragent la création d’établissements et de places de garderie pour les enfants de moins de 6 ans.
* Des opportunités d'emploi dans des petites structures : L’apparition de micro-crèches ou de petites structures de proximité va engendrer de nouveaux besoins d’auxiliaires de puériculture qualifiées, d’autant que ces structures seront allégées en termes d’encadrement. Ces nouvelles organisations pourraient permettre aux auxiliaires de puériculture d’acquérir de nouvelles compétences notamment en terme de gestion d’établissement.
* Un métier en évolution : Le métier d’auxilaire de puériculture est en train d’évoluer. Il s’inscrit de plus en plus dans une approche globale de l’enfant (soins et relation avec la famille). Il ne s’agit plus uniquement d’accompagner les enfants ou d’aider le personnel encadrant. Des connaissances en droit de l’enfant et des patients sont nécessaires, des exigences de qualité sont formulées auprés de ces professionnels par les familles. En même temps, le métier s’oriente vers un rôle de support social et familial auprés de l’enfant et des familles.
Gestion des ressources humaines
* Une filière qui se construit à travers des qualifications : Depuis le décret du 1er août 2000, les structures doivent employer du personnel qualifié pour au moins 50% des personnes placées auprès des enfants. Par la suite, les auxiliaires de puériculture peuvent suivre des stages portant sur le développement de l’enfant, les pathologies ou la maltraitance. Des possibilités de mobilités horizontales ou verticales (passerelle de niveau V, présentation de concours de niveau IV) ont été développées.
=> Outre, la possibilité pour des "faisant-fonction" du secteur de se qualifier, ces multiples qualifications et formations permettent de valoriser le métier. Cela peut aussi être l’occasion de lancer une réflexion sur les logiques de parcours professionnel (dans l’optique formation tout au long de la vie) des auxiliaires de puériculture, qui occupent les premiers postes d’une filière à multiples niveaux.
* Des places limitées : Même si les besoins existent, il semblerait que trouver un emploi n’est pas forcement chose aisée. Les structures ont un nombre de postes minimum à offrir qui est rarement dépassé (1 professionnel pour 5 enfants qui ne marchent pas et 1 pour 8 enfants marchant). De plus ces dernières années, beaucoup d’emplois ont été financés grâce à des contrats aidés. L’interruption de certains de ces dispositifs peut remettre en cause la pérennisation d’une partie de ces postes.
=> Le contexte actuel peut créer des opportunités d’emploi notamment grâce au développement de nouvelles organisations (SSIAD, HAD). Les auxiliaires de puériculture peuvent aussi bénéficier des besoins en aides-soignants pour changer d’activité.
Pour en savoir plus :

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