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Accueil > Schéma régional des formations sanitaires et sociales 2008-2012 > * Diagnostic préalable > 4 - Les métiers du secteur sanitaire > 4.12. Le métier d’audioprothésiste

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4.12. Le métier d’audioprothésiste

Document de travail

Voir en ligne : la formation d’audioprothésiste

F4.12 / Le métier d’audioprothésiste
LES FAITS
Le descriptif du métier
Niveau de qualification : III
"Les audioprothésistes procèdent à l’appareillage des déficients de l’ouïe. Cet appareillage comprend le choix, l’adaptation, la délivrance, le contrôle d’efficacité immédiate et permanente de la prothèse auditive et l’éducation prothétique du déficient de l’ouïe appareillé. La délivrance de chaque appareil de prothèse auditive est soumise à la prescription médicale préalable et obligatoire du port d’un appareil, après examen ontologique et audiométrique tonal et vocal." (Art.L.4361-1 du code de la santé publique).
En tant que professionnels de santé, ils jouent un rôle de prévention face aux risques engendrés par le bruit sur l’organe de l’ouïe. Ils luttent contre les nuisances d’origine acoustique, en effectuent les mesures et choisissent les moyens de protection collectives et individuelles.
La profession d’audioprothésiste développe une dimension technique tout autant que psychologique et commerciale. La première nécessite des connaissances pointues. L’acte de vente concrétise la démarche de conseil et d’appareillage.
Les audioprothésistes exercent essentiellement dans le secteur privé, soit en profession libérale soit au sein d’une société comprenant un responsable et 2 ou 3 audioprothésistes salariés. Il existe quelques emplois dans le secteur hospitalier. Un petit nombre exerce dans des instituts spécialisés pour l’appareillage de l’enfant et la rééducation.
Les chiffres clés du métier en Paca
Un métier très présent en Paca (troisième région française) : 223
Source : DREES - Fichier ADELI – 1er Janvier 2006
Très peu de demandeurs d'emploi : 5
Source : DRTEFP – DEFM Catégories 1, 2 et 3 – 31 Décembre 2005
Moins de jeunes professionnels qu'au niveau national : 25 %
Part nationale des moins de 35 ans : 36 %
Source : DREES - Fichier ADELI – 1er Janvier 2006
Part des plus de 50 ans plus importante qu'ailleurs : 36 %
Part nationale : 29 %
Source : DREES - Fichier ADELI – 1er Janvier 2006
Une évolution de l'emploi modeste : 9%, pour une évolution nationale de 34%
Source : DREES - Fichier ADELI - 1er Janvier 2006 / 2001.
Une densité plus forte en Paca qu'ailleurs : 5
Densité moyenne nationale : 3 pour 100 000 habitants
Source : DREES - Fichier ADELI – 1er Janvier 2006
L'ANALYSE
Évolution de l'environnement professionnel
* Une profession aujourd'hui reconnue : Même si certains audioprothésistes sont également pharmaciens ou opticiens et exercent les deux professions en complémentarité, la pratique exclusive du métier tend à se développer.
La profession a aujourd’hui une place reconnue dans le domaine de la santé publique. Elle ne peut être exercée que par les titulaires du diplôme d’état d’audioprothésiste (loi du 3 janvier 1967) et est régie par le Code de la santé.
* Un contexte favorable au développement de la profession : Le contexte sanitaire actuel (dépistage de la surdité de plus en plus précoce, vieillissement de la population, meilleur remboursement des appareils) favorise le développement de l’audioprothèse et offre aux jeunes diplômés des débouchés professionnels prometteurs.
* Des besoins non couverts et amenés à croitre : En France, seulement 20% des personnes malentendantes ont recours à un audioprothésiste. Certaines régions moins prisées que l’Ile-de-France ou le Sud manquent d’audioprothésistes. Ces besoins sont amenés à croitre : 90% des patients d’un audioprothésiste sont des personnes âgées, l’âge moyen de la presbyacousie est de 67 ans, et dans les cinq ans qui viennent un tiers de la population aura plus de 60 ans.
Gestion des ressources humaines
* Une profession à la recherche d'un système de tarification : N’étant pas facturé, le prix du service de santé (choix, installation de l’appareil et suivi) est inclus dans le prix de l’appareil. Ce flou entre relation/client et relation/patient peut inciter le professionnel à orienter le client vers les produits onéreux. Les exigences du public peuvent faire évoluer la profession (plus grande transparence, meilleur remboursement et qualité du service).
=> Certains professionnels se demandent si la vente des appareils ne pourrait pas être différenciée du service de santé. Celui-ci pourrait être facturé, remboursé et dissocié du prix de l’appareil auditif.
* Un métier peu connu : Bien qu’il offre d’intéressantes perspectives d’emploi, ce métier semble mal connu des jeunes. Le caractère évolutif des technologies liées au métier ne suffit peut-être pas à combler le manque d’attrait pour une profession en relation avec le grand âge.
=> Si les besoins de la population sont amenés à croitre, le développement des formations préparant à ce métier devra passer par une communication ciblée auprès des jeunes.
* Appréhender les besoins non couverts : La demande des publics reste mal évaluée : sont-ils mal informés, n’ont-ils pas les moyens financiers pour s’appareiller, sont-ils peu satisfaits de la qualité du service ?
=> Une enquête auprès des professionnels et des publics pourrait aider à comprendre les causes de non appareillage des personnes malentendantes (qualité, prix, accès aux soins). Les réponses dépendront alors de l’évolution de la politique de santé publique notamment en matière de remboursement de l’appareillage.
Pour en savoir plus :

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