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4.11. Le métier d’opticien(ne) lunetier(e)

Document de travail

Voir en ligne : la formation d’opticien(ne) lunetier(e)

F4.11 / Le métier d’opticien(ne) lunetier(e)
LES FAITS
Le descriptif du métier
Niveau de qualification : III
Les opticiens-lunetiers réalisent, adaptent, vendent des articles destinés à corriger les défauts ou déficiences de la vue sur prescription médicale et conseillent les utilisateurs des matériels fournis. Le caractère commercial de leur métier est important : ils fournissent également des lunettes de soleil, des étuis, des produits d’entretien, des instruments d’optique et de mesure.
Pour exécuter une ordonnance délivrée par un ophtalmologiste, les opticiens effectuent leurs propres analyses. Ils réalisent des mesures et des tests permettant d’évaluer l’acuité et la perception visuelles du patient. Ils peuvent alors choisir la formule la mieux adaptée pour compenser le défaut de vision : lentilles de contact (jetables ou non) ou lunettes.
Les opticiens réalisent ou font réaliser verres et lentilles dont ils contrôlent ensuite la bonne adaptation aux besoins du patient. Le montage s’effectue en atelier. Les verres sont tout d’abord vérifiés, puis centrés en fonction du calibrage de la monture. Ils sont axés, découpés, meulés et insérés dans la monture.
Lors de la remise au client, les opticiens ajustent les lunettes et font des retouches si nécessaire. Lorsqu’il s’agit de lentilles de contact, les opticiens suivent une procédure de contrôle rigoureuse auprès du client. Ils doivent veiller à ce qu’elles soient bien adaptées et tolérées. Ils assurent le service après vente et d’éventuelles réparations.
Les chiffres clés du métier en Paca
8 % des opticiens lunetiers de France : 1291
Source : DREES - Fichier ADELI – 1er Janvier 2006
Une demande d'emploi non négligeable : 90
Source : DRTEFP – DEFM Catégories 1, 2 et 3 – 31 Décembre 2005
Moins de jeunes en Paca : 35 %
Moyenne nationale des moins de 35 ans : 50 %
Source : DREES - Fichier ADELI – 1er Janvier 2006
Plus de seniors qu'ailleurs : 28 %
Moyenne nationale des plus de 50 ans : 21 %
Source : DREES - Fichier ADELI – 1er Janvier 2006
Forte augmentation récente : 35 % d’augmentation entre 2001 et 2006
Mais qui reste plus faible qu'au niveau national (+46%)
Densité dans la moyenne : 27
Densité nationale : 26 pour 100 000 habitants
Source : DREES - Fichier ADELI – 1er Janvier 2006
L'ANALYSE
Évolution de l'environnement professionnel
* Une activité de monopole mais fragilisée : L’opticien lunetier est le seul professionnel autorisé à délivrer des verres correcteurs. Toutefois, ce monopole ne lui offre que peu de garanties. Les lunettes n’étant quasiment pas prises en charge par la sécurité sociale, l’activité reste dépendante de la concurrence. Son travail repose donc sur une démarche commerciale qui se développe de plus en plus.
* Une profession réglementée dans les actes, mais pas en effectif : Le code de la santé publique précise que seules les personnes titulaires du BTS opticien-lunetier et du BP opticien-lunetier (aujourd’hui abrogé), ou tout autre titre désigné par arrêté des ministres chargés du commerce, de l’économie et des finances, de l’enseignement supérieur et de la santé, peuvent exercer la profession d’opticien-lunetier. Il n’existe cependant aucun quota, ni pour l’installation, ni pour la formation. Les établissements doivent être dirigés ou gérés par une personne remplissant ces conditions.
* Une activité de plus en plus commerciale : Les opticiens-lunetiers travaillent essentiellement dans le secteur privé en tant que gérant de société (32%) ou en tant que salarié (64%). Leur activité tend à devenir principalement commerciale compte tenu de la concentration du secteur autour de grandes enseignes. Les emplois dans le secteur hospitalier sont très rares (Deux en Paca).
Gestion des ressources humaines
* Des connaissances techniques toujours à la pointe : Portés par une dynamique lucrative, les fabricants de verres disposent d’importants budgets de recherche et mettent au point de nouvelles techniques pour faciliter le confort du client : verres incassables, verres teintés, verres progressifs ... Ceci impose une mise à jour permanente des connaissances en optique.
=> Les opticiens-lunetiers bénéficient des conseils, informations, formations des fabricants de verres et de leur propre réseau quand ils sont en franchise ou en gérance. Ici, la compétitivité est un élément moteur pour la formation continue des opticiens-lunetiers.
* Besoins de main d'oeuvre : Comme pour les autres professions de santé, il y a moins de jeunes et plus de seniors. Pourtant, aucun quota ne vient limiter cette profession. L’absence de formation dans la région a certainement contribué à ce "retard".
=> Les professionnels semblent particulièrement interessés par la formule des contrats de professionnalisation qui fonctionnent bien sur la formation visant ce métier. Cela peut être un levier pour des jeunes de la région, d’autant que l’activité ne risque pas de diminuer au regard du vieillissement de la population et du développement des dépistages de déficience visuelle.
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