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Accueil > Schéma régional des formations sanitaires et sociales 2008-2012 > * Diagnostic préalable > 4 - Les métiers du secteur sanitaire > 4.07. Le métier d’orthoptiste

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4.07. Le métier d’orthoptiste

Document de travail

Voir en ligne : la formation d’orthoptiste

F4.07 / Le métier d’orthoptiste
LES FAITS
Le descriptif du métier
Niveau de qualification : III
Les orthoptistes réalisent des activités de rééducation pour des personnes atteintes de déficiences visuelles et troubles de la vision, sur le plan moteur, sensoriel, cognitif, fonctionel. Ils coucourrent à la prévention, au dépistage, au diagnostic, au traitement et à la recherche.
À l’aide d’exercices adaptés à chaque âge et à chaque pathologie, ils aident le patient à retrouver une vision correcte. Le traitement consistera à faire travailler les muscles de l’œil pour corriger une simple fatigue oculaire, à réduire un strabisme ou améliorer la vue après un traumatisme. Du matériel médical est utilisé comme des lunettes spéciales, des tests en kit pour chaque affection ; du matériel spécifique existe pour les jeunes enfants qui ne savent pas lire. Ce traitement est pris en charge par la sécurité sociale.
Les orthoptistes travaillent sur prescription médicale : 80 % des actes sont prescrits par les ophtalmologues. Il s’agit souvent d’un travail en équipe. Ils sont les seuls professionnels habilités à réaliser ces opérations.
Les orthoptistes travaillent avec des publics très divers : enfants, adultes et personnes âgées, des qualités relationnelles sont donc nécessaires : patience, écoute et psychologie.
Les chiffres clés du métier en Paca
Deuxième région après Ile-de-France (647) : 317
Source : DREES - Fichier ADELI – 1er Janvier 2006
Quelques demandeurs d'emploi ... : 9
Source : DRTEFP – DEFM Catégories 1, 2 et 3 – 31 Décembre 2005
Un peu moins de jeunes qu’en moyenne nationale : 4 %
Moyenne nationale des moins de 35 ans : 6 %
Source : DREES - Fichier ADELI – 1er Janvier 2006
Une forte majorité de seniors : 36 %
Moyenne nationale des plus de 50 ans : 23 %
Source : DREES - Fichier ADELI – 1er Janvier 2006
10 % exercent en tant que salarié du secteur hospitalier : 65 % exercent en libéral alors que 25 % exercent en tant que salarié dans le secteur privé.
Source : DREES - Fichier ADELI – 1er Janvier 2006
Deuxième densité nationale derrière Midi-Pyrénées : 7
Densité moyenne nationale : 4 pour 100 000 habitants
Source : DREES - Fichier ADELI – 1er Janvier 2006
L'ANALYSE
Évolution de l'environnement professionnel
* Renforcement des contraintes réglementaires : Les personnes de plus de 75 ans sont maintenant soumises à une évaluation visuelle pour la conduite de véhicule. Il n’est pas nécessaire d’aller chez un ophtalmologue pour réaliser cet examen d’autant que ce métier est rare dans certaines zones éloignées des grandes villes et du littoral. De la même façon, un bilan orthoptique est prévu pour les bébés de 9 mois.
* Une évolution des fonctions : Le secteur du dépistage des troubles de la vision est en croissance. Dans le cadre de la redéfinition des missions, des procédures de prise en charge et des responsabilités entre médecins et professions paramédicales, certaines tâches techniques vont de plus en plus leur être attribuées. Leur champ d’activité s’élargit à la réalisation des examens complexes comme l’exploration clionique du glaucome, l’électrophysiologie oculaire.
* Une clientèle qui s'élargit : L’allongement de l’espérance de vie et l’importance des activités de plus en plus informatisées (travail sur écran) devraient soutenir la croissance de la profession.
Gestion des ressources humaines
* Exercer plutôt en libéral : L’installation et le droit d’exercer l’orthoptie en libéral ne sont ni limités ni soumis à condition de lieu. Il est donc possible de créer un cabinet ou de succéder à un orthoptiste qui arrête son activité. Il est possible aussi de s’associer avec un orthoptiste déjà installé pour partager la clientèle et les frais de fonctionnement du cabinet.
=> Cette marge de manoeuvre ne confère pas pour autant à la profession un développement assuré. Si les actes effectués ne sont pas soumis à remboursement mais sont assimilés à des prestations "de confort" auprès des "clients/patients", rien ne garantit un développement dans les prochaines années.
* Une évolution constante des traitements : L’utilisation d’appareils à haute technicité exige une mise à jour permanente des connaissances . Même si les jeunes ont été formés aux dernières applications, celles-ci ont une durée d’utilisation courte.
=>La formation continue est primordiale dans ce secteur soumis à des progrès technologiques réguliers. Dans une position de veille, les professionnels doivent parfaire leurs connaissances et se tenir informés des possibilités d’évolution de leur matériel.
Pour en savoir plus :

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