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Accueil > Schéma régional des formations sanitaires et sociales 2008-2012 > * Diagnostic préalable > 4 - Les métiers du secteur sanitaire > 4.04. Le métier de masseur-kinesithérapeute

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4.04. Le métier de masseur-kinesithérapeute

Document de travail

Voir en ligne : la formation de masseur kinésithérapeute

F4.04 / Le métier de masseur-kinésithérapeute
LES FAITS
Le descriptif du métier
Niveau de qualification : III
Les masseurs-kinésithérapeutes réalisent, de façon manuelle ou instrumentée, des actes définis par décret, notamment à des fins de rééducation sur prescription médicale, dans le but de prévenir l’altération des capacités fonctionnelles, de concourir à leur maintien et, lorsqu’elles sont altérées, de les rétablir ou d’y suppléer.
Entièrement responsables de leurs actes, ils effectuent un diagnostic et décident du traitement approprié. Il existe une grande variété de techniques (massothérapie, physiothérapie, gymnastique médicale) à adapter en fonction du profil de patient (enfant, personne âgée, handicapé) et du type d’affection (musculaire, respiratoire, circulatoire, urogynécologique).
Les masseurs-kinésithérapeutes peuvent intervenir avec ou sans prescription médicale. Dans ce cas, ils interviennent, à la demande de patients, pour l’entretien ou le bien-être corporel (gymnastique, relaxation, thalassothérapie, soins d’amincissement).
Deux statuts sont possibles. La plupart des masseurs-kinésithérapeutes exerce en libéral (7 sur 10), en cabinet individuel ou collectif, au domicile des malades ou encore en établissement (clinique privée, maison de retraite). Il est aussi possible d’être salarié, en général en CDI et à temps plein, au sein d’établissements hospitaliers (publics ou privés), centres de rééducation, établissements thermaux ou dispensaires.
Les chiffres clés du métier en Paca
11% des emplois nationaux : 7085
Source : DREES - Fichier ADELI – 1er Janvier 2006
Peu de demandes d'emploi : 122
Source : DRTEFP – DEFM Catégories 1, 2 et 3 – 31 Décembre 2005
Des jeunes en proportion moindre qu'au plan national : 25 %
Moyenne nationale des moins de 35 ans pour le métier : 31%
Source : DREES - Fichier ADELI – 1er Janvier 2006
Un peu plus de seniors qu'ailleurs : 37 %
Moyenne nationale des plus de 50 ans pour ce métier : 33,5%
Source : DREES - Fichier ADELI – 1er Janvier 2006
L'essentiel des emplois dans le secteur santé, action sociale : Santé, action sociale : 91 %
Source : INSEE - RP99 - Traitement ORM.
Une densité nettement supérieure à la moyenne nationale : 149
Densité moyenne en France métropolitaine : 102 pour 100 000 habitants
Source : DREES - Fichier ADELI – 1er Janvier 2006
L'ANALYSE
Évolution de l'environnement professionnel
* Une présence plus marquée auprès des personnes dépendantes : L’accompagnement des personnes diminuées est de plus en plus au coeur du travail des masseurs-kinésithérapeutes. Dans une perspective de maintien à domicile, ils interviennent pour préserver les capacités fonctionnelles de personnes âgées ou handicapées. L’attention accordée par les milieux publics et associatifs à la prise en charge de la douleur impacte également leurs pratiques (massothérapie, soins palliatifs).
* Un rôle accru dans l'évaluation : Sous l’effet des politiques publiques visant à limiter les dépenses de santé (par exemple les congés maladie), les masseurs-kinésithérapeux sont consultés plus régulièrement pour des "bilans de capacité". Ils contribuent à l’évaluation des pratiques professionnelles ainsi qu’au développement des démarches qualité et de sécurité sanitaire.
* Le développement des réseaux de soins : En milieu hospitalier ou dans le cadre des interventions à domicile, les réseaux entre intervenants pour un même patient se généralisent. L’hospitalisation à domicile pose la question de la redéfinition des missions, des procédures et des responsabilités entre médecins et un ensemble de professions paramédicales parmi lesquelles celle de kinésithérapeute occupe une place majeure.
Gestion des ressources humaines
* Des besoins de professionnels, notamment dans les départements alpins : Les kinésithérapeutes de la région ont majoritairement entre 40 et 59 ans et la question de leur renouvellement se pose. L’attractivité de la région contribue à y répondre grâce à l’arrivée de jeunes formés dans d’autres régions. Ce principe fonctionne surtout pour les grandes villes et le littoral.
=> La question de la répartition géographique est très prégnante pour cette profession, comme pour les médecins. Certaines zones se désertifient pendant que des emplois se concentrent sur les gros centres de rééducation, c’est le cas des Hautes-Alpes. Des aides à l’installation dans certaines zones pourraient renforcer une offre de proximité.
* Des perspectives plus officielles de diversification d'activités ? Les masseurs-kinésithérapeutes ont tendance à évoluer dans leur métier, notamment en suivant des formations complémentaires. Hormis les stages existants dans leur discipline, ils s’intéressent souvent à des pratiques voisines, y compris "non règlementées" (chiropraxie, haptonomie, shiatsu).
=> La loi du 4 mars 2002 ayant reconnu implicitement la profession d’ostéopathe, les positions des organisations professionnelles et pouvoirs publics vont certainement influer sur les perspectives d’évolution de carrière des masseurs-kinésithérapeutes. Aujourd’hui, ces évolutions se raisonnent surtout en termes de nature du public, nature des soins, passage du statut de libéral à celui de salarié.
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