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Accueil > Schéma régional des formations sanitaires et sociales 2008-2012 > * Diagnostic préalable > 1 - Présentation et enjeux > 1.15. L’insertion dans la vie active

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[Publication]

1.15. L’insertion dans la vie active

Document de travail


5000 jeunes sont sortis en Juin 1998 du système éducatif par la filière de formation sanitaire et sociale.

Les enquêtes Génération permettent d’une part de regarder le devenir à trois ans des sortants de la filière « sanitaire et sociale » et, d’autre part, de connaître l’origine scolaire des entrants dans le secteur d’activité de la santé et du travail social. Ces enquêtes ne précisent cependant pas l’implantation géographique des emplois, celle-ci peut se dérouler dans un tout autre territoire que celui de la région PACA. Il s’agit néanmoins du devenir des sortants des formations mises en œuvre dans la région.

Cette fiche a donné lieu à une publication dans la collection "MEMO" de l’ORM (n°35) : "Santé et travail social : une insertion réussie, mais au prix d’une forte sélection" - Juin 2007.


Les élèves, apprentis et étudiants de la Génération 98 n’avaient pas quitté le système éducatif avant 1997, sauf éventuellement pour effectuer le service national, pour une maternité ou pour une maladie. Ils étaient inscrits dans un établissement de formation en 1997-1998, avaient quitté le système éducatif en 1998, n’avaient pas repris leurs études pendant l’année qui a suivi leur entrée sur le marché du travail. Ils ont été interrogés au printemps 2001.


I. QUI ÉTAIENT LES SORTANTS DE LA FILIERE DE FORMATION "SANITAIRE ET SOCIAL" EN JUIN 1998 ?

Ils représentaient 10 % de tous les sortants de cette année-là, soit 5 000 individus. Ils étaient âgés de 23 ans en moyenne, ce qui est plus élevé que pour l’ensemble des filières (21 ans). Les femmes représentaient 86 % des sortants (49 % toutes filières).
C’est au niveau III (enseignement supérieur court) qu’ils étaient les plus nombreux (33 %) à sortir. Le niveau V génère également de nombreuses sorties (30 % des sortants). Tous les sortants de la filière sont qualifiés. Ce n’est pas le cas pour toutes les filières.

Niveau de sortie Part dans les sortants de la filière Part dans les sortants toutes filières
Niveaux I et II 12 % 18 %
Niveau III 33 % 16 %
Niveau IV 25 % 30 %
Niveau V 30 % 29 %
Niveaux infra V - 8 %

Source : Céreq - Génération 98 - Traitement ORM.

Les sortants viennent principalement des écoles sanitaires et sociales (40 %). Parmi eux, les sortants des formations d’infirmier(s) (29 %) sont les plus nombreux. Viennent ensuite les sortants des classes de BEP carrières sanitaires et sociales (22 %). Les sortants des écoles sanitaires et sociales au niveau bac et infra représentent 11 % des sortants.
Il est intéressant de noter que les sortants du BAC technologique sciences médico sociales ne représentent que 5 % des jeunes sortis, ce qui laisse penser que le bac technologique incite à la poursuite d’études.

* Le BEP carrières sanitaires et sociales

Une seule spécialité est mise en oeuvre dans le cadre des formations BEP. Le BEP carrières sanitaires et sociales concentre à lui seul 22 % des effectifs de la filière. C’est plus que pour toutes les spécialités confondues puisqu’en PACA, les BEP représentent 15 % des effectifs. Par contre, c’est un niveau identique à celui d’autres filières (commerce par exemple) mais pour lesquelles les BEP peuvent viser des emplois directs, contrairement au BEP carrières sanitaires et sociales. De plus, le volume de sortants est très proche du volume d’inscrits en dernière année de formation, ce qui laisse supposer que la sortie du système éducatif est le principal débouché de cette formation.

II. QUE FAISAIENT CES SORTANTS DE LA GÉNÉRATION 98 EN JUIN 2001 ?

84 % étaient en situation d’emploi, ce qui est très nettement supérieur à la moyenne régionale de tous les sortants (77 %). Il existe cependant de forts contrastes par effets conjoints de la nature du diplôme et de la spécialité de la formation.
br>26 % des sortants de BEP sont au chômage alors que 98 % des sortants des écoles sanitaires et sociales de niveau III sont en situation d’emploi. La filière de formation "sanitaire et sociale" permet une bonne insertion dès lors que le diplôme a un caractère professionnalisant très marqué. Les sortants de la Génération 98 avec un DEA, une licence ou l’équivalent, ont été plus enclins à reprendre des études.
La situation au regard de l’emploi est meilleure pour les hommes que pour les femmes. Très peu nombreux, ils sont pourtant plus souvent en emploi. Il est à noter que certains postes de travail leur sont réservés comme ceux d’infirmiers ou aide-soignants en milieu psychiatrique.

Les 5 premiers secteurs employeurs en 2001 Part des sortants en emploi
Éducation, santé, action sociale 73 %
Commerce 12 %
Administration 6 %
Services aux particuliers 4 %
Services aux entreprises 2 %

Source : Céreq - Génération 98 - Traitement ORM.

* Leur premier emploi

La moitié des sortants a mis moins d’un mois pour trouver un emploi. Ce sont les sortants des formations post-BEP qui ont mis le plus de temps à trouver un emploi alors que les sortants des écoles de la santé et du travail social au niveau III ou des brevets professionnels (préparateur en pharmacie et prothésiste dentaire) n’ont mis que quelques semaines à être embauchés.
L’accès au premier emploi s’est fait sous forme temporaire pour deux jeunes sur trois. Comme pour l’ensemble des filières, et malgré les difficultés de recrutement, les contrats à durée déterminée restent très majoritaires pour le premier emploi.
Le temps partiel est plus fréquent que dans d’autres domaines mais touche moins les sortants des écoles sanitaires et sociales que les autres dispositifs de formation au sein de cette filière.
Les sortants de la filière sanitaire et sociale trouvent, dans 7 cas sur 10 leur premier emploi dans l’éducation, la santé et l’action sociale.

III. EN JUIN 2001, QUI SONT LES 5 000 SORTANTS DE LA GENERATION 98 A OCCUPER UN EMPLOI DANS LE SECTEUR SANITAIRE ET SOCIAL ?

3 000 d’entre eux sortent d’une des spécialités de formation de la filière sanitaire et social : 2 300 de la santé, 300 du travail social et 400 d’une spécialité plurivalente des services à la personne. Parmi ces 3 000 jeunes, 1 800 sortent des écoles des secteurs sanitaire et social.
2 000 jeunes viennent d’autres spécialités et d’autres dispositifs : 700 sortent d’une filière d’enseignement général ou universaire de type disciplinaire (histoire, physique, ...) et 1300 viennent de toutes les autres filières de formation. Parmi les spécialités les mieux représentées sont présentes les spécialités pluritechnologiques de la production et de la transformation, le tertiaire administratif, les services à la personne et aux collectivités.

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Voir en ligne : le centre d’études et de recherche sur l’emploi et les qualifications (CEREQ)

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