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2.14. Le métier d’assistant(e) familial(e)

Document de travail

Voir en ligne : La formation d’assistant de service social

F2.14 / Le métier d’assistant(e) familial(e)
LES FAITS
Le descriptif du métier
Niveau de qualification : V
Les assistants familiaux sont chargés d’accueillir à leur domicile, de façon habituelle et permanente (24 heures sur 24), des mineurs ou des majeurs de moins de 21 ans qui ne peuvent demeurer dans leur propre famille : enfants placés suite à une décision judiciaire (9 cas sur 10) ou issus de familles en difficulté. Ils se distinguent en cela des assistants maternels qui interviennent dans le cadre d’un accueil de jour.
Certains assistants familiaux exercent, au titre des alternatives à l’hospitalisation, au sein de services d’accueil thérapeutique, organisés par les services de psychiatrie infanto-juvénile ou dans les services de placement familial de type associatif. Ils sont alors intégrés dans une équipe éducative pluridisciplinaire.
L’exercice de la profession est soumis à un agrément préalable obligatoire du Conseil général qui vérifie que les conditions d’accueil sont favorables au développement physique, psychique et à la socialisation de l’enfant. La plupart des assistants familiaux sont employés directement par le département ou des établissements publics de santé ou sociaux et médico-sociaux, au sein des services de l’aide sociale à l’enfance.
Le travail de l’assistant familial s’inscrit dans un projet éducatif global qui l’amène à rendre des comptes à l’autorité de tutelle (fiches de liaison à tenir, information sur tout changement concernant sa situation familiale) et à avoir des relations avec d’autres professionnels (travailleurs sociaux, référents scolaires, professionnels de santé).
Les chiffres clés du métier en Paca
Environ 45 000 assistants familiaux en France
La nomenclature PCS intègre les assistants familiaux à une catégorie plus large regroupant les aides à domicile, les aides ménagères et les travailleurs familiaux.
Pas de source disponible
Une demande d'emploi difficilement estimable
La nomenclature ROME ne distingue pas précisément ce nouveau métier. Il est intégré dans une catégorie plus large d'intervenants auprès d'enfants. Une certaine confusion persiste cependant avec une ancienne appellation d'assistant familial qui se classe dans les intervenants à domicile.
Pas de source disponible
L'ANALYSE
Évolution de l'environnement professionnel
* Un nouveau statut : La loi du 27 juin 2005 vise à revaloriser le statut des assistants familiaux. Elle instaure un soutien financier dans l’attente d’un premier accueil ou dans certaines conditions de perte d’activité. L’exercice de la profession ne nécessite pas de diplôme particulier mais est soumis à l’obtention d’un agrément préalable obligatoire, assorti d’une obligation de se former.
* De récentes possibilités de professionnalisation : Les qualités requises diffèrent suivant l’âge et la problématique de l’enfant ainsi que le fait d’accueillir un individu ou une fratrie. Pour permettre au professionnel d’affiner ses connaissances et d’évoluer dans sa pratique d’accueil, une formation de 240 heures en cours d’emploi (sur 18 ou 24 mois) doit être suivie.
* Des besoins d'accueil, notamment pour les adolescents et les fratries : L’accueil familial est une alternative de plus en plus sollicitée quand les établissements spécialisés ne peuvent accueillir certains enfants (manque de places, cas plus difficiles). Dans le cadre des mesures d’aide sociale à l’enfance, le placement au sein d’une structure familiale équilibrée, sous la responsabilité d’un référent impliqué dans son rôle socio-éducatif peut être un recours. Les besoins sont nombreux.
Gestion des ressources humaines
* Le repérage des profils, un enjeu complexe : L’obtention de l’agrément est soumis à une procédure rigoureuse : visites préalables (assistante sociale, psychologue), examen des conditions d’accueil et de la qualité de contact entre le jeune et la famille. Agréé pour 5 ans sans assurance de reconduction, le professionnel et sa famille sont suivis régulièrement.
=> Il n’existe pas de profil unique de famille d’accueil mais l’information sur le métier, les conditions requises, l’impact de l’accueil sur la vie familiale est fondamental. Les actions de sensibilisation sont à valoriser.
* Des possibilités d'emploi, en particulier pour les "seniors" : Les besoins de placement familial sont importants et des personnes peuvent être rebutées par la perspective d’accueillir un ou plusieurs enfants si elles ont des charges familiales encore astreignantes, d’autant plus que le métier demande une disponibilité à temps plein.
=> Dans le contexte des politiques d’insertion des personnes en deuxième partie de vie active, le métier d’assistant familial peut offrir des perspectives pour des parents dont les enfants ont quitté la cellule familiale. Cette possibilité peut notamment intéresser des familles à faible niveau de qualification.
* Une étape de stabilisation de vie professionnelle : Le métier d’assistant familial correspond à un niveau de qualification équivalent à celui d’autres métiers de services à la personne (niveau V comme assistant maternel, auxiliaire de vie sociale, aide médico-psychologique) et présente une perspective de travail à temps plein.
=> Le métier d’assistant familial peut correspondre à des perspectives de stabilisation financière. Cette étape peut ensuite être confortée par une élévation de la qualification dans la filière éducative (moniteur éducateur) ou dans l’aide familiale (technicien en intervention sociale et familiale), voire confirmer un choix de vie.
Pour en savoir plus :

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