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2.12. Le métier de directeur(trice) d’établissement ou de service d’intervention sociale

Document de travail

Voir en ligne : la formation de directeur(trice) d’établissement ou de service d’intervention sociale

F2.12 / Le métier de directeur(trice) d’établissement ou de service d’intervention sociale
LES FAITS
Le descriptif du métier
Niveau de qualification : I
Les directeurs d’établissement ou de service d’intervention sociale exercent cinq missions essentielles : la définition et la conduite du projet d’établissement ou du service, la définition et la conduite de l’intervention sociale, l’animation et la gestion des ressources humaines, la gestion économique et financière de la structure, la gestion technique et logistique.
Leurs responsabilités sont très larges et en premier lieu vis-à-vis des usagers auprès de qui ils doivent assurer l’organisation d’une prise en charge individualisée de qualité, faciliter l’expression et la satisfaction de leurs besoins ainsi que l’accès à leurs droits et l’exercice effectif de leur citoyenneté.
Ils sont experts des politiques sociales afin d’avoir une vision stratégique de leur(s) établissement(s) pour définir une politique centrée sur les prestations à l’usager. Ils sont en mesure de construire une réflexion en associant les équipes en interne et les intervenants extérieurs comme les enseignants.
Le métier peut s’exercer dans des structures privées ou para-publiques, les municipalités, les collectivités territoriales, les établissements d’enseignement, les associations de services à domicile, les organismes de l’action sociale, socio-éducative et socioculturelle.
Les chiffres clés du métier en Paca
Rien ne permet de les comptabiliser
La nomenclature PCS intègre les directeurs d'établissement ou de service d'intervention sociale dans la famille des "assistantes sociales" au même titre que les conseillers en travail social ou les intervenants d'action sociale. Rien ne permet de les distinguer.
Pas de source disponible
La nomenclature ROME intègre les directeurs d'établissement ou de service d'intervention sociale parmi les cadres technico-administratifs des services publics.
Pas de source disponible
L'ANALYSE
Évolution de l'environnement professionnel
* Un secteur qui évolue et confère aux directeurs d'établissement un rôle stratégique : Les directeurs d’établissement ou de service d’intervention sociale ont un rôle stratégique. Les évolutions vers la prise en charge globale des personnes, la mise en place d’évaluations de la qualité, le développement de partenariats entre les différents acteurs, viennent modifier l’environnement du métier.
* Des exigences renforcées au niveau de certaines compétences : Des compétences en gestion administrative et organisationnelle ainsi que des activités relationnelles en direction des réseaux administratifs et économiques sont de plus en plus nécessaires. Le renforcement du contrôle de l’Etat en matière d’évaluation des prestations à l’usager ainsi que les responsabilités croissantes des collectivités territoriales obligent les cadres dirigeants à présenter les projets menés par l’établissement pour justifier des financements publics reçus. Ils doivent intégrer une logique d’évaluation et développer la démarche qualité.
* Un manque de personnel qualifié prévisible : Des estimations nationales réalisées par l’APEC conduisent à une gestion prévisionnelle des emplois des cadres dans le secteur social très tendue dans les prochaines années. En effet, d’ici cinq ans, la moitié des cadres actuels seront partis à la retraite.
Gestion des ressources humaines
* Des besoins croissants : Les établissements (maisons de retraite, services et soins à domicile, pour personnes handicapées) vont voir, dans les toutes prochaines années deux profondes modifications qui ne vont pas dans le même sens : l’augmentation du besoin de structures d’accueil d’une part, la baisse du nombre de cadres pour assurer la direction des établissements et des services, d’autre part.
=> Il est malgré tout, difficile d’estimer les besoins de part l’absence de données chiffrées précises sur l’emploi. Traditionnellement, les postes de directeurs étaient pourvus par les travailleurs sociaux en dernière partie de carrière. Ce mode de recrutement ne suffira probablement plus.
* Deux profils de recrutement : Pour faire face à l’accroissement des besoins et à la pénurie de personnel, les structures qui recrutent recherchent soit des cadres opérationnels expérimentés soit des diplômés en gestion ou en économie pour les fonctions d’adjoints ou de responsables administratifs.
=> La pénurie de personnel oblige à ouvrir le recrutement à des personnes issues d’une autre culture professionnelle. Ainsi de jeunes cadres issus des écoles de commerce ou de gestion peuvent être recrutés. Avec le responsable d’unité d’intervention sociale il peut ainsi constituer un duo gestionnaire / spécialiste.
* Une évolution des niveaux de rémunération ? La rareté des candidats joue sur le niveau des rémunérations.
L’analyse des offres d’emploi de l’APEC (niveau national) montre que les salaires sont tirés vers le haut et ce d’autant plus qu’ils sont élevés. Cela peut être attribué à plusieurs facteurs : la forte proportion de cadres ayant plus de 10 ans d’expérience parmi les recrutés et le faible nombre de candidatures reçues par offre.
=> Il y a là un enjeu majeur pour tous les emplois de cadre de l’action sociale. De fortes augmentations des rémunérations pourraient entraver l’action sociale elle-même. Tout dépend de l’équilibre entre une culture de l’efficacité renforcée par des recrutements extérieurs et la qualité des interventions reposant sur les valeurs des réseaux du travail social.
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