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2.11. Le métier de responsable d’unité d’intervention sociale

Document de travail

Voir en ligne : La formation d’encadrant(e) / chef de service d’unité d’intervention sociale

F2.11 / Le métier de responsable d’unité d’intervention sociale
LES FAITS
Le descriptif du métier
Niveau de qualification : II
Ces professionnels, en responsabilité d’une unité de travail, assurent l’encadrement d’une équipe et des actions directement engagées auprès des usagers. Ils pilotent l’action dans le cadre des projets de service. Intermédiaires entre directions et équipes, ils sont en position d’interface dans les organisations, ce qui leur confère un rôle essentiel.
Ils sont garants du respect des droits des usagers et se doivent de favoriser et d’impulser une réflexion éthique au sein de leur unité. Dans leurs fonctions, ils disposent d’autonomie, d’initiative et de responsabilités dont le degré varie selon leur position hiérarchique dans la structure et le niveau de délégation.
Leurs missions sont diverses : conception et conduite de projet d’unité ou de service, expertise technique, management d’équipe, organisation du travail, organisation administrative et budgétaire d’une unité ou d’un service, communication et gestion de partenariats, évaluation et développement de la qualité.
Ils exercent dans les établissements et les services ayant en charge l’action sociale ou médico-sociale. Il peut s’agir de structures d’accueil de publics spécifiques : personnes âgées, enfants ou adultes handicapés, mais aussi de structures comme les foyers d’urgence, les foyers de jeunes travailleurs. Les encadrants et chefs de service peuvent relever de la fonction publique comme être salarié d’une association ou d’un organisme de protection sociale.
Les chiffres clés du métier en Paca
Rien ne permet de les comptabiliser
La nomenclature PCS intègre les chefs de service social dans la famille des "assistantes sociales", au même titre que les conseillers en travail social ou les intervenants d'action sociale.
Pas de source disponible
La nomenclature ROME n'isole pas de façon précise les métiers de cadres de l'action sociale.
Pas de source disponible
L'ANALYSE
Évolution de l'environnement professionnel
* Vers une culture de projets : La décentralisation de l’aide sociale a favorisé la multiplication des structures locales et le développement d’entreprises de services aux personnes dans le secteur privé. Le renforcement du contrôle de l’Etat en matière d’évaluation des prestations à l’usager oblige les encadrants du secteur social et médico-social à s’adapter en permanence à de nouvelles normes d’équipement mais aussi à présenter les projets menés par l’association pour justifier des financements publics versés. Ils doivent intégrer à leurs pratiques une logique d’évaluation et développer la mise en place de la démarche qualité.
* Un renforcement des qualifications : Le secteur se professionnalise. Alors qu’auparavant les postes de cadre étaient occupés par des personnes aux profils diversifiés, les qualifications pour occuper des fonctions d’encadrement en établissement social s’homogénéïsent. C’est pour répondre à ces besoins de cadres intermédiaires dans le secteur social et médico-social qu’a été créée la certification professionnelle aux fonctions d’encadrement et de responsable d’unité d’intervention sociale (CAFERUIS).
* Départs massifs à la retraite : Des estimations nationales réalisées par l’APEC conduisent à une gestion prévisionnelle des emplois de cadres dans le secteur social très tendue dans les prochaines années car près de la moitié des cadres actuels seront partis à la retraite d’ici cinq ans.
Gestion des ressources humaines
* Des besoins ciblés : Les établissements vont voir dans les prochaines années, deux profondes modifications qui ne vont pas dans le même sens : l’augmentation du besoin de structures d’accueil, la baisse du nombre de cadres pour les gérer.
=> En l’absence de données chiffrées sur l’emploi, il est particulièrement difficile d’estimer les besoins. Traditionnellement, les postes d’encadrants et de chefs de service sont pourvus par les éducateurs, les assistants sociaux, qui deviennent responsables d’unité dans une logique de dernière partie de carrière. Une chose est sûre : les offres d’emploi de cadres sont nombreuses.
* Faire venir des jeunes cadres : Les structures recherchent soit des cadres opérationnels expérimentés soit des diplômés en gestion ou en économie pour les fonctions d’adjoints ou de responsables administratifs. Pour faire face à l’accroissement des besoins et à la pénurie de personnel, les jeunes diplômés sont très recherchés.
=> La pénurie de personnel oblige à ouvrir le recrutement à des personnes issues d’une autre culture professionnelle. Ce secteur qui a toujours veillé à se démarquer du secteur marchand dans ses pratiques de gestion est aujourd’hui contraint d’intégrer une culture de la productivité pour faire face à la concurrence et pour être performant.
* Une surenchère des rémunérations ? La rareté des candidats joue sur le niveau des rémunérations. L’analyse des offres d’emploi de l’APEC (niveau national) montre que les salaires sont tirés vers le haut. Cela peut être attribué à plusieurs facteurs : la forte proportion de cadres ayant plus de 10 ans d’expérience parmi les recrutés, et le faible nombre de candidatures reçues par offre.
=> Il y a là un enjeu majeur pour tous les emplois de cadre de l’action sociale. La sur-enchère des rémunérations pourrait entraver l’action sociale elle-même.
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