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2.10. Le métier de médiateur(trice) familial(e)

Document de travail

Voir en ligne : la formation de médiateur(trice) familial(e)

F2.10 / Le métier de médiateur(trice) familial(e)
LES FAITS
Le descriptif du métier
Niveau de qualification : II
Les médiateurs familiaux "interviennent auprès des personnes en situation de rupture ou de séparation afin de favoriser la reconstruction de leur lien familial et aider à la recherche de solutions répondant aux besoins de chacun des membres de la famille". Leur champ d’intervention recouvre toutes les situations de l’union (mariage, concubinage, PACS), les situations de liens intergénérationnels ou de ruptures telles que décès, séparations, questions matrimoniales, absence de communication, ainsi que les situations familiales à dimension internationale ou encore impliquant le droit de l’enfant.
Les médiateurs familiaux reçoivent les familles qui viennent à eux spontanément ou qui leur sont adressées par le juge ou le travailleur social. Leur rôle est d’accompagner ses différents membres afin de trouver des perspectives acceptables pour chacun. Ils favorisent l’accompagnement du projet des personnes à travers l’organisation de leur rencontre, la restauration d’un dialogue, la gestion de leurs conflits dans le domaine familial. Ils accompagnent la recherche de solutions concrètes en amenant les personnes à trouver elles-mêmes les bases d’un accord mutuellement acceptable.
Les médiateurs familiaux ne travaillent pas seuls. Ils doivent savoir travailler en partenariat, en respectant les règles déontologiques. Ils peuvent rendre compte au juge aux affaires familiales par la rédaction d’un rapport au terme de la médiation.
L’emploi salarié est le plus fréquent. Les médiateurs familiaux peuvent travailler pour des établissements publics ou parapublics. Plus souvent, ils sont embauchés dans des associations du secteur social ou médico-social. En milieu associatif, d’autres formes d’activité que le salariat existent : certains médiateurs créent leur propre association. La fonction de médiateur familial peut également, dans certains cas, être exercée par des bénévoles.
Les chiffres clés du métier en Paca
Le médiateur familial n'est pas intégré en tant que tel dans la nomenclature des PCS.
Pas de source disponible
Le médiateur familial n'est pas intégré en tant que tel dans la nomenclature ROME.
Pas de source disponible
L'ANALYSE
Évolution de l'environnement professionnel
* Des perspectives d'emploi pour un métier récemment reconnu : Jusqu’à ces dernières années, dans les activités d’information et de médiation sociale, le statut de bénévole et les emplois précaires prévalaient. Avec la création du diplôme d’Etat de médiateur familial en décembre 2003 (et du conseil national consultatif de la médiation familiale), le législateur affirme sa volonté de valoriser un métier justifié par des situations familiales de plus en plus variées, complexes et souvent difficiles.
* Un statut d'emploi encore provisoire : S’il existe une fédération nationale de la médiation familiale (FENAMEF) et un Conseil national consultatif de la médiation familiale qui s’est prononcé en 2002 sur la définition du métier et de son contexte d’intervention, les partenaires sociaux n’ont pas encore défini de grille de statuts et de salaires dans une convention collective.
* Un enjeu d'harmonisation des pratiques au niveau européen : Le champ de la médiation familiale est amené à prendre une place affirmée à l’échelle européenne. Les questions d’exercice des droits de l’enfant et d’égalité hommes / femmes sont au centre de la politique sociale européenne. Les dossiers de divorces internationaux ou de successions transnationales sont de plus en plus nombreux. Cet enjeu impactant une évolution du droit européen de la famille (alors que pour l’instant les législations avaient tendance à différer d’un pays à l’autre), les pratiques professionnelles vont probablement s’homogénéiser.
Gestion des ressources humaines
* Un métier en cours de positionnement : La fonction de médiation se diversifie et s’élargit aux métiers de l’accompagnement familial.
Le diplôme d’Etat de médiateur familial devrait à terme se substituer aux diverses formations associatives existant précédemment dans le champ de la médiation conventionnelle et celui de la médiation judiciaire.
=> Ce métier, plutôt "jeune" et s’inscrivant dans un environnement mouvant, devra progressivement trouver sa place dans la famille professionnelle et les filières de formation de l’accompagnement social. Au niveau national, l’objectif est de former 200 médiateurs par an sur cinq ans pour répondre aux besoins estimés.
* Une possibilité d'évolution de carrière pour les travailleurs sociaux : Alors qu’un bon nombre de qualifications post baccalauréat du secteur social est de niveau III, le diplôme de médiateur familial, inscrit au niveau II dans le répertoire national de la certification professionnelle, est présenté par le législateur comme un diplôme de "spécialisation".
=> Ce métier représente une opportunité d’évolution pour les éducateurs spécialisés ou les assistants de services sociaux. Dans une logique de construction de carrière, la médiation familiale peut représenter une perspective d’évolution à plus ou moins long terme pour des personnes ayant développé une expérience de ce type, par exemple, dans le cadre d’Emplois Jeunes. Dans ce contexte de développement de fonctions de facilitation, l’identification de logiques de parcours dans le champ de la médiation peut être un enjeu pour les acteurs de la politique de l’emploi et de la formation.
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