Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

Logo du site

Accueil > Schéma régional des formations sanitaires et sociales 2008-2012 > * Diagnostic préalable > 2 - Les métiers du secteur social > 2.01. Le métier d’aide à domicile / auxiliaire de vie sociale

Article au format PDF

2.01. Le métier d’aide à domicile / auxiliaire de vie sociale

Document de travail

Voir en ligne : La formation d’auxiliaire de vie sociale

F2.01 / Le métier d'auxiliaire de vie sociale
LES FAITS
Le descriptif du métier
Niveau de qualification : V
Les auxiliaires de vie épaulent et assistent les personnes en leur apportant une aide dans l’accomplissement des tâches et activités de la vie quotidienne y compris les loisirs. Par leurs actions ils rendent possible le maintien à domicile, contribuent à la préservation, la restauration et la stimulation de l’autonomie, favorisent l’insertion sociale et ainsi concourent à la lutte contre l’exclusion. Ils ont un rôle de soutien et d’accompagnement social.
Ils se situent au premier niveau de qualification de la filière des métiers de l’aide à domicile. Ils exercent à domicile. Ils interviennent auprès de types de publics très variés : familles en difficultés sociales, personnes âgées, personnes malades ou personnes handicapées. Aucun diplôme n’est obligatoire pour l’exercice de ce métier.
Les auxiliaires de vie sociale établissent avec la personne aidée et son entourage une relation de confiance et de dialogue. Ils assurent, en liaison avec les autres professionnels intervenant au domicile, une prestation individualisée en prenant en compte l’ensemble des besoins de la personne aidée dans le respect de ses choix de vie.
Les auxiliaires de vie peuvent être salariés de particuliers qui les rémunèrent directement ou via une association dite « mandataire » qui s’occupe des formalités. Ils peuvent également être salariés d’associations « prestataires », d’organismes publics comme une commune (centre communal d’action sociale par exemple). Les contrats sont plus souvent à durée déterminée que pour l’ensemble des métiers et le temps partiel est très fréquent.
Les chiffres clés du métier en Paca
Un effectif sous estimé pour 2006 : 27118
La nomenclature PCS intègre les auxiliaires de vie sociale dans les aides à domicile, elles-mêmes intégrées dans le groupe des "assistantes maternelles, gardiennes d'enfants, travailleuses familiales".
Source : INSEE - RP99 - Traitement ORM.
Une forte demande d'emploi de la part de personnes non diplômées : 8806
La nomenclature ROME intègre les auxiliaires de vie sociale dans le groupe des "intervenants à domicile".
Source : DRTEFP – DEFM Catégories 1, 2 et 3 – 31 Décembre 2005
Peu de jeunes au regard des autres métiers : 22 %
Moyenne régionale tous métiers des moins de 35 ans : 32 %
Source : INSEE - RP99 - Traitement ORM.
Un métier très féminisé : 98 %
Moyenne régionale tous métiers : 45 %
Source : INSEE - RP99 - Traitement ORM.
Une forte croissance de l'emploi : + 129 % entre 1990 et 1999 et la tendance se poursuit.
Evolution moyenne régionale tous métiers 1990 - 1999 : + 4 %
Source : INSEE - RP99 - Traitement ORM.
L'ANALYSE
Évolution de l'environnement professionnel
* Une demande sociale et économique forte : En une douzaine d’années, l’espérance de vie a augmenté de 2 à 3 ans et la part des personnes âgées est plus forte ici qu’au niveau national. Le nombre de personnes âgées dépendantes devrait croître d’au moins 10 % d’ici 2015. Les besoins des personnes âgées dépendantes, des malades et des handicapés, pour assurer les gestes de la vie quotidienne sont de mieux en mieux identifiés.
* Le développement du maintien au domicile : Dans tous les cas, il s’agit d’apporter une assistance sans surcharger les établissements de soins dont le fonctionnement est coûteux. Le maintien à domicile devient une solution économique qui se traduit par une croissance de l’emploi dans ce secteur. Cette demande est renforcée par le désir de certaines personnes âgées de ne pas aller en établissement.
* Une politique publique volontariste : Depuis plusieurs années, différents dispositifs ont été mis en place pour diminuer le coût d’une aide à domicile (exonérations de certaines charges, déductions fiscales) et donc pour faciliter les recrutements.
Gestion des ressources humaines
* Des progressions de carrière variables : Un auxiliaire de vie sociale, salarié d’une association ou d’un organisme, a un seul employeur. Tout en changeant de personnes aidées, il garde son ancienneté qui intervient dans sa rémunération. Les possibilités d’évoluer dans ses responsabilités sont, pour lui, réelles. Un auxiliaire de vie sociale, rémunéré par un particulier, peut avoir plusieurs employeurs en même temps pour parvenir à un temps complet. Lorsque la prestation auprès d’une personne s’arrête définitivement, il perd son emploi ainsi que son ancienneté qu’il aura du mal à renégocier auprès d’un nouvel employeur.
=> L’accès à la VAE, déjà mobilisée par la profession, mérite d’être développé notamment pour les intervenants les moins informés dont les employeurs sont des particuliers. Cette perspective est d’autant plus justifiée que la certification joue un rôle important dans la rémunération.
* Une main-d'oeuvre relativement âgée : La moyenne d’âge des auxiliaires de vie sociale est plus élevée, ce qui s’explique, entre autres, par le fait que ce métier attire souvent des femmes ayant élevé leurs enfants. Cette caractéristique convient aux personnes âgées qui apprécient, en général, d’être aidées par des adultes faisant preuve de maturité.
=> Pour ce métier éprouvant, des dispositions peuvent être prises afin de faciliter l’intervention des personnes qui se fatiguent plus rapidement. La formation continue peut aider à apprendre de nouvelles techniques. Par ailleurs, avec le développement de la professionnalisation des activités d’aide à domicile, le métier peut devenir attractif pour des jeunes à la recherche d’une qualification et d’un métier.
* Autonomie de déplacement : Intervenant souvent chez différentes personnes durant la même journée, pouvant également travailler la nuit, l’auxiliaire de vie sociale doit être autonome dans ses déplacements. Les seuls transports en commun ne sont pas suffisants.
=> Cette contrainte est un réel problème pour les demandeurs d’emploi qui se positionnent sur ce métier et qui, faute de transports en commun, de permis de conduire ou de véhicule, ne peuvent pas accéder aux quartiers où l’offre est abondante.
Pour en savoir plus :

Article au format PDF

Site réalisé avec SPIP | Squelette BeeSpip