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Quelques éléments sur l'origine sociale des formés...

Quelques éléments sur l’origine sociale des formés...


Chaque année est réalisée une enquête auprès du public en formation dans les écoles du secteur sanitaire et social. Celle-ci permet notamment de mieux connaître l’origine sociale et la situation professionnelle des formés avant leur entrée en formation ainsi que leur niveau d’études.
Six formations paramédicales ont été retenues pour l’analyse des origines sociales des formés : deux formations de niveau V (aide-soignant et auxiliaire de puériculture) et quatre de niveau III (infirmier, masseur-kinésithérapeute, manipulateur en électroradiologie médicale et pédicure podologue).

L’analyse de la situation des inscrits en formation fait ressortir 3 types de public.
Le premier, plus souvent originaire des milieux d’ouvriers et d’inactifs que pour les autres profils, est âgé en moyenne de 30 ans. Il suit généralement une formation du niveau V, et bénéficie d’une aide financière.
Un second type est constitué d’un public plus jeune, 24 ans en moyenne, dont les origines sociales sont très proches de la répartition de la population active. Il correspond aux étudiants infirmiers. Dans un cas sur deux, ils bénéficient d’une aide financière.
Le troisième type de public est encore plus jeune (21 ans en moyenne), il suit les autres formations de niveau III. Il est plus souvent issu d’un milieu social favorisé (cadres, professions intermédiaires) et il ne reçoit quasiment pas d’aide financière.

Il existe une forte corrélation entre le niveau d’aide financière reçue, la formation suivie et l’origine sociale de la famille du formé. Les formations les plus longues sont souvent les plus chères et celles pour lesquelles les dispositifs d’aide financière sont les plus rares, voir inexistants. Ce sont les enfants des familles aisées qui s’y retrouvent en plus grand nombre. Toutefois, la région PACA se caractérise par des proportions d’enfants de cadres parmi les étudiants masseurs-kinésithérapeutes et pédicures podologues plus faibles qu’en moyenne nationale.


Cette fiche a donné lieu à une publication dans la collection "MEMO" de l’ORM (n°34) : "Formations paramédicales : une logique de poursuite d’études et de promotion" - Juin 2007.

En 2004, en Provence - Alpes - Côte d’Azur, les formations d’aide-soignant, d’auxiliaire de puériculture, d’infirmier, de masseur-kinésithérapeute, de pédicure podologue et de manipulateur en électroradiologie médicale accueillaient en première année de formation 4 110 personnes. L’ensemble de cette population, féminisée à 86 %, était âgée en moyenne de 27 ans. Les formations d’aide-soignant et d’infirmier concentraient à elles seules plus de 85 % des nouveaux inscrits.

Les formés issus de familles d’employés et d’ouvriers sont les plus nombreux. Ces catégories socioprofessionnelles (csp) regroupent respectivement 29 % et 23 % des nouveaux inscrits. Cependant la part de la csp employé est plus faible ici que dans l’ensemble de la population active régionale (34 %). La catégorie socioprofessionnelle des ouvriers (23 %) est représentée de façon plus équilibrée (22 % au sein de la population active régionale).

DES PUBLICS DIFFÉRENCIÉS SELON LES NIVEAUX DES FORMATIONS

Les formations de niveau V accueillent majoritairement des enfants d’employés et d’ouvriers (60 % des inscrits de première année), alors que les formations de niveau III regroupent surtout des enfants d’employés (28 %) ou de cadres (25 %).
La formation d’aide-soignant est la seule au sein de laquelle la part des enfants d’ouvriers est supérieure à celle des enfants d’employés. Les futurs auxiliaires de puériculture se distinguent quant à eux, par leur proportion importante à être issus d’un milieu social dont le chef de famille est inactif (10 % pour 3 % dans l’ensemble des formations).
Ces deux formations accueillent des personnes plus âgées que dans d’autres cycles : 31 ans en moyenne pour les aides - soignants et 27 ans pour les auxiliaires de puériculture. Cette seconde formation est extrêmement féminisée (99 % pour 89 % chez les futurs aides-soignants).

Les formations de niveau III sont plus fréquentées par les enfants des familles d’employés, de cadres et de professions intermédiaires (39% pour 20 % dans les formations de niveau V). Les inscrits en formation d’infirmier sont légèrement plus âgés (24 ans moyenne) et moins souvent originaires d’une famille de cadres (24 %) que les autres formations du niveau III (âge moyen 21 ans, 30 % environ d’enfants de cadres au sein des 3 autres formations). Plusieurs raisons sont évoquées. Traditionnellement ces enfants poursuivent plus longtemps leur cursus en enseignement général, ils sont donc naturellement plus représentés dans les formations de niveau post-bac. La région PACA compte proportionnellement une part d’enseignement général important. Certaines formations sont payantes et les frais de scolarité peuvent s’élever jusqu’à 10 000 euros l’ensemble du cursus (masseur kinésithérapeute par exemple), contribuant ainsi à accentuer la sélectivité.

DES AIDES FINANCIERES DIVERSIFIÉES MAIS PLUTOT EN FAVEUR DES ADULTES

Plus des trois quarts des formés de niveau V bénéficiaient d’une aide financière. Les modalités les plus fréquentes consistent en des bourses (de l’État au moment de l’enquête, de la Région aujourd’hui), des allocations d’études ou des rémunérations des conseils généraux ou régional. Les élèves auxiliaires de puériculture en sont plus souvent bénéficiaires : 41 % d’entre eux en bénéficient alors que ce taux n’est que de 33 % pour les futurs aides-soignants. Par ailleurs, au sein de ces deux formations, autant de personnes sont allocataires d’une aide financière en tant que demandeur d’emploi (13 %) que dans le cadre d’un plan de formation entreprise, d’un congé individuel de formation ou d’un contrat de qualification (dernière année de ce dispositif au moment de l’enquête).
Un formé aide - soignant sur dix suit la formation dans le cadre d’une promotion professionnelle hospitalière. C’est sur cette formation que cette pratique est la plus répandue.

Près d’un étudiant infirmier sur deux bénéficiait d’une prise en charge financière. Ils sont les seuls au sein du niveau III à accéder à différentes types d’aides (bourse d’Etat/Région - allocation d’études - rémunération des conseils régional ou généraux, financement en tant demandeur d’emploi, plan de formation entreprise - congé individuel de formation - contrat de qualification - promotion professionnelle hospitalière). Les étudiants des trois autres formations n’accèdent pas à ces aides et bénéficient uniquement de bourses d’Etat. Cela concerne 36 % des manipulateurs en électroradiologie médicale, 20 % des masseurs-kinésithérapeutes et aucun futur pédicure podologue.

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