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1.10. Les caractéristiques générales des métiers concernés

Document de travail


Les métiers mobilisés par le secteur économique de la santé et du travail social sont extrêmement variés : l’Insee en dénombre près de 395 uniquement pour le secteur de la santé.
La loi n° 2004-809 du 13 Août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales touche directement 18 métiers du secteur sanitaire et 14 du secteur social. Ils ont des caractéristiques communes mais aussi des spécificités qu’il importe de préciser pour mieux raisonner les formations qui y conduisent.


PRÉALABLE

L’analyse des métiers est tributaire de la donnée statistique publique.
Afin de mieux connaître les métiers du secteur sanitaire, l’exploitation du fichier ADELI permet d’avoir une situation au 1er Janvier de chaque année et d’observer les évolutions depuis 2001. Pour quelques métiers, non soumis à déclaration préalable d’exercice, ce sont les données du recensement de la population de 1999 qui sont utilisées, avec les réserves habituelles liées à l’utilisation de cette source en 2006.
Pour les métiers du secteur social, à ce stade des travaux, il n’y avait pas d’autres moyens que d’utiliser le recensement de la population (RP) de 1999. Cela génère une autre difficulté : la structure en 1999 des nomenclatures des professions et catégories socio-professionnelles agrègent des métiers pris ici séparément.
Cette analyse des métiers devra être complétée par les données quantitatives en provenance des employeurs. La nouvelle nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS 2003) permettra de mieux connaître les métiers (utilisation à compter des DADS 2004 et pour le recensement en cours).


LES MÉTIERS DU SECTEUR SOCIAL

I. LES AIDES À DOMICILE : LES PLUS NOMBREUX

Le groupe des aides à domicile (PCS 455 : 5631 - Assistantes maternelles, gardiennes d’enfants et travailleuses familiales) concerne ici les métiers d’auxiliaire de vie sociale, d’assistant familial et de technicien de l’intervention sociale et familiale. Il comptait 27 118 actifs en 1999. Ces métiers sont très féminisés (98,5 %). Les auxiliaires de vie sociale et les assistants familiaux mobilisent des compétences de niveau V (dans la nomenclature des qualifications), les techniciens, de niveau IV. Les jeunes occupent, une part des emplois plus restreinte (22 %) qu’en moyenne régionale tous métiers (32 %). Les métiers sont plutôt occupés par des 35-50 ans et les seniors sont proportionnellement plus nombreux (27 %) que dans les autres métiers (24 %). L’évolution de l’emploi entre 1990 et 1999 a été très forte : + 129 % (+ 4 % pour l’ensemble des métiers) et il est probable que les nouvelles données du recensement en cours révèlent également une croissance importante. Le temps partiel est particulièrement développé (53 % des emplois pour 19 % en moyenne tous métiers). Les aides à domicile sont à près de 70 % salariés du secteur privé.
La demande d’emploi est importante. Au 31 décembre 2005, les demandeurs d’emploi en fin de mois sur les catégories 1, 2 et 3 étaient environ 9 000 pour les métiers d’auxiliaire de vie sociale et d’assistant familial (ROME 11112). Il est très difficile d’isoler ceux qui rélèvent d’un métier ou de l’autre. La caractéristique essentielle de cette demande d’emploi est sa non qualification.
Il n’est pas possible de dire combien, parmi les 833 demandeurs d’emploi sur les métiers d’intervenants de l’action socials (ROME 23112), relèvent du métier de technicien de l’intervention sociale.

II. LES ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS : MOINS DE FEMMES

Le groupe des éducateurs spécialisés (PCS 455 : 4332 - Éducateurs spécialisés) regroupent les moniteurs-éducateurs, les éducateurs techniques spécialisés, les éducateurs de jeunes enfants et les éducateurs spécialisés. Il comptait 9 825 actifs en 1999. Ce sont les éducateurs spécialisés et les moniteurs éducateurs les plus nombreux. Ce groupe de professions est moins attractif pour les femmes (64 % en moyenne pour l’ensemble du groupe), mais avec des écarts importants entre les métiers : elles ne seraient que de 24 % (chiffre national estimé) chez les éducateurs techniques spécialisés. La part des jeunes dans ces métiers est de même niveau que pour l’ensemble des métiers, comme la part des seniors. Cela cache cependant de fortes disparités puisque les éducateurs techniques spécialisés sont généralement plus âgés. Le niveau de formation des actifs est majoritairement de niveau III (47 % contre 16 % pour l’ensemble des métiers). Les employeurs sont pour moitié les entreprises du secteur privé et pour moitié, l’État, les collectivités territoriales, les hôpitaux publics et les organismes de logements sociaux.

III. LES ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL ET LES CADRES DES ÉTABLISSEMENTS : DES QUALIFICATIONS ÉLEVÉES

Les assistantes sociales (niveau III dans les qualifications) et les cadres (niveaux II et I) sont regroupés dans la même PCS (PCS 455 : 4331 - Assistantes sociales). Ils forment le troisième groupe d’actifs occupés (3 812 actifs au RP 1999). L’évolution des emplois entre 1990 et 1999 est plus lente (20 %) mais reste au-dessus de la moyenne régionale tous métiers (4,4 %). Les métiers sont très féminisés (94 %), l’emploi y est stable et le temps partiel concerne un tiers des emplois. Le niveau de formation est très largement le niveau III (83 %). Les actifs ont majoritairement entre 35 et 50 ans. Les employeurs sont essentiellement des collectivités locales et les organismes de logements sociaux. Il n’est pas possible de distinguer les cadres.
La demande d’emploi (ROME 23112 - Intervenant d’action sociale) concernait au 31 décembre 2005, 833 personnes. Cette catégorie comprend, outre les assistants de service social, les animateurs sociaux, les conseillers en économie social et familial, les conseillers sociaux. Il n’est pas possible de mieux connaître la répartition des demandes entre ces métiers.

IV. LES CONSEILLERS FAMILIAUX : BEAUCOUP DE JEUNES

Les conseillers en économie sociale et familiale sont intégrés dans la PCS 455 - 4334 : Conseillers familiaux, avec, entre autres, les conseillers conjugaux, non concernés par les transferts de compétences. Ce groupe comptait 954 actifs occupés en région au RP 1999. L’emploi est en très forte augmentation entre 1990 et 1999 (+ 256 %) mais celle-ci est surtout due aux conseillers conjugaux, non concernés. Comme pour les autres métiers du travail social, les femmes sont très représentées (93 %). À l’inverse des autres catégories, les moins de 35 ans occupent une part importante dans l’emploi régional (41 %) et la part des seniors est plus réduite (18 %). Le recrutement est plus le fait de création de postes que du renouvellement des actifs pour cause de départ à la retraite. Les emplois sont stables et le temps partiel concerne plus d’un tiers des emplois. Les employeurs sont pour moitié les collectivités locales et les organismes de logements sociaux.
La demande d’emploi est intégrée dans le ROME 23112 (Intervenant d’action sociale - 833 demandeurs en fin de mois en catégories 1, 2 et 3 au 31 décembre 2005) ce qui ne permet pas de connaitre son niveau avec précision.

V. LES AIDES MÉDICO-PSYCHOLOGIQUES : ASSOCIÉS -PAR EFFET DE NOMENCLATURE- AUX AIDES-SOIGNANTS

Les aides médico-psychologiques sont associés aux aides-soignants, ce qui ne facilite pas l’analyse. En effet, en 1999, le RP dénombrait 27 249 actifs dans ce groupe (nombre estimé en 2006 à 35 000). En France, le nombre d’aides médico-psychologiques est estimé à 25 000.

VI. LES MÉDIATEURS FAMILIAUX : NON REPERTORIÉS

Les médiateurs familiaux forment une nouvelle catégorie de métiers, non répertoriés en tant que tels lors du recensement de 1999.


LES MÉTIERS DU SECTEUR SANITAIRE

Avertissement : cette analyse est complétée par une étude plus précise de l’origine géographique des diplômes détenus par les professionnels exerçant ces professions en région Paca. (cf fiche 1.20)

I. LES MÉTIERS DE SOINS : LES PLUS NOMBREUX

Ces professions regroupent les infirmiers, les aides-soignants et les auxiliaires de puériculture. Ce sont les professions les plus nombreuses, elles regroupent environ 80 000 personnes en région (dont 47 000 infirmiers - ADELI 2006). La demande d’emploi reste marginale pour les infirmiers (600 demandeurs au 31 décembre 2005 dans les catégories 1,2 et 3), et plus importante pour les aides-soignants et auxiliaires de puériculture (1 600). Les métiers sont fortement féminisées (88 % pour les infirmiers et 92 % pour les aides-soignants et auxiliaires de puériculture). Les évolutions sur les dix dernières années ont été très marquées, en particulier pour les aides-soignants (+44 % entre 1990 et 1999, croissance qui se poursuit depuis).
Les emplois sont le plus souvent stables, le temps partiel est développé. Le milieu hospitalier est le principal employeur (67 % des infirmiers).

II. LES PROFESSIONS DE RÉÉDUCATION : UNE DENSITÉ PLUS FORTE, MOINS DE JEUNES ET PLUS DE SENIORS QUE DANS LES AUTRES RÉGIONS

Ces professions regroupent les masseurs-kinésithérapeutes, les pédicures-podologues, les orthophonistes, les orthoptistes, les ergothérapeutes, les psychomotriciens, les opticiens-lunetiers, les audioprothésistes et les diététiciens. Au 1er janvier 2006, plus de 12 400 personnes étaient dénombrées dans le fichier ADELI pour ces professions (sans les diététiciens). Ce sont les masseurs-kinésithérapeutes les plus nombreux (7 085) et les audioprothésistes les moins nombreux (223). Cet ensemble de métiers a la particularité d’avoir en région Paca, une densité (pour 100 000 habitants) plus forte que la moyenne nationale, mis à part les métiers d’ergothérapeute et de psychomotricien. Cette densité plus forte est associée à une part des moins de 35 ans inférieure à la moyenne nationale et une part des plus de 50 ans supérieure à la moyenne nationale.
Les emplois hospitaliers (et salariés) sont rares (moins de 12 %) sauf pour les ergothérapeutes (64 %) et les psychomotriciens (32 %). C’est l’exercice libéral le plus fréquent pour ces professions.
Les demandeurs d’emplois sont peu nombreux mis à part chez les diététiciens (140 au 31 décembre 2006 dans les catégories 1, 2 et 3) et chez les masseurs-kinésithérapeutes (122). [1]

III. LES PROFESSIONS MÉDICO-TECHNIQUES : OUVERTES AUX JEUNES

Les manipulateurs en radiologie médicale et les techniciens de laboratoire de biologie médicale sont regroupés au sein de la PCS 455 : 4324 - Techniciens médicaux, et en forment les métiers les plus représentés (5 862 actifs au RP 1999). 2 350 manipulateurs en radiologie étaient dénombrés dans le fichier ADELI au 1er janvier 2006, les techniciens de laboratoire sont donc un peu plus nombreux. L’emploi est en augmentation de 22 % entre 1990 et 1999. Les actifs ont majoritairement entre 35 et 50 ans. La demande d’emploi est quasi inexistante pour les manipulateurs (30 demandeurs au 31 décembre 2005 sur les catégories 1,2 et 3), plus marquée pour les techniciens de laboratoire (256).
Un quart des emplois est occupé par des femmes. Le temps partiel est relativement développé (26 % des emplois pour 19 % en moyenne tous métiers en région) et les emplois très stables. Les entreprises privées sont les premiers employeurs (59 % des emplois). Les hôpitaux publics regroupent 37 % des emplois.

IV. LES PROFESSIONS À CARACTERE SPÉCIFIQUE

Les ambulanciers (voir fiche métier)

Les préparateurs en pharmacie hospitalière (voir fiche métier)

Les sages-femmes (voir fiche métier)

Les cadres de santé (voir fiche métier).

Notes

[1Il est à noter 109 demandeurs d’emploi inscrits sur le métier de psychomotricien, pour une profession qui dénombre 390 actifs en région. Aucune explication n’est avancée.

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