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1.04. Le secteur économique "santé, action sociale" : un secteur majeur

Document de travail


Le secteur d’activité "santé, action sociale" occupe une place importante dans l’économie régionale. Deuxième secteur employeur, il génère également de très nombreux emplois non salariés.

PRÉALABLE
La nomenclature économique de synthèse (NES) en 36 postes regroupe dans le secteur "santé, action sociale" (Q2), l’ensemble des activités relatives à la santé (Q21) d’une part, et l’action sociale (Q22) d’autre part.

I. DEUXIÈME EMPLOYEUR RÉGIONAL

* Le secteur sanitaire et social occupe, en région Provence - Alpes - Côte d’Azur, environ 210 000 personnes (salariés et libéraux), qui se répartissent pour les trois quarts dans la santé, pour un quart dans le travail social.
Il est le second secteur employeur de main-d’œuvre avec près de 10 % de l’emploi régional, ce qui correspond à 180 000 salariés. Cette part est plus marquée qu’en moyenne nationale où ce secteur regroupe 8% des salariés. À ces salariés viennent s’ajouter 30 000 emplois non salariés.

*Les établissements employeurs en région se caractérisent par leur grande taille : ceux de plus de dix salariés sont plus nombreux dans ce secteur que pour l’ensemble du secteur tertiaire et que dans tous les secteurs.
C’est surtout vrai pour les établissements de 50 à 500 salariés. Malgré cette concentration dans les grands établissements, l’emploi est diffus sur l’ensemble de la région avec une part plus importante dans les métropoles (Aix-Marseille, Nice, Toulon, Avignon) et dans les départements alpins (pour Gap et Digne en particulier). Cependant certaines zones d’emploi ont de faibles effectifs et la part dans l’emploi reste basse, c’est le cas par exemple de la zone d’emploi de Fréjus - Saint-Raphaël.

II. DES EMPLOIS FÉMINISÉS ET STABLES

* La population occupant les emplois est très féminisée (80 % de femmes parmi les salariés) et d’âge moyen élevé.
Les moins de 25 ans sont peu nombreux, traduisant ainsi une entrée tardive dans les métiers du sanitaire et du social. La moyenne d’âge est plus élevée que pour les autres secteurs d’activité en région, avec une part importante des 45-54 ans. La part des seniors (plus de 50 ans) est plus marquée que pour les autres secteurs et, pour certaines professions, plus élevée que le niveau national en particulier dans la santé.

* Les emplois sont stables dans l’ensemble avec une part importante de contrats à durée indéterminée (43 %) et de postes de titulaires de la fonction publique (28 %).
Au recensement de 1999, les contrats d’apprentissage et les contrats de qualification étaient peu développés. Ils sont en évolution depuis. Le taux de recours à l’intérim est plus faible qu’en moyenne régionale tous secteurs. Si les postes de titulaires de la fonction publique ont une part plus marquée que pour tous les autres secteurs d’activité, celle-ci a cependant fortement diminué entre les recensements de 1982 et 1999.

III. DES QUALIFICATIONS ÉLÉVÉES ET DES MÉTIERS DIVERS

* Les emplois mobilisent des qualifications élevées.
Que ce soit dans le secteur social comme dans celui de la santé, le niveau III de formation prédomine très largement. Une place importante est faite aux emplois de qualifications intermédiaire et supérieure dans l’ensemble du secteur (77 %).

* Les métiers présents dans le secteur d’activité du sanitaire et social sont très divers.
Dans le secteur économique de la santé, l’Insee recense près de 395 professions différentes. À titre d’exemple, plus de 150 métiers différents sont dénombrés dans un centre hospitalier régional. Les trois premiers métiers du secteur de la santé recouvrent à eux seuls 40 % de l’emploi total du secteur.

Emplois Évaluation des effectifs en 2006
Infirmier / Sage-femme 47 000
Aide-soignant 35 000
Agent d’entretien 25 000
Assistant maternel 20 000
Educateur spécialisé / moniteur éducateur 10 000
Animateur socio-culturel 8 000
Assistant social 4 000

Le secteur, dans son ensemble est aussi l’un de ceux qui utilisent le plus de compétences transversales (secrétariat, employés administratifs, conducteurs de véhicules).

IV. UN MARCHÉ DU TRAVAIL TRÈS CONTRASTÉ

Toutes les situations sont présentes : pénurie de main-d’œuvre pour certains, excès de demandeurs d’emploi pour d’autres. Ainsi, une offre d’emploi sur trois dans les professions paramédicales concerne le métier d’infirmier généraliste, alors que les personnes disponibles sur le marché du travail sont très peu nombreuses. De fortes tensions existent aussi pour les emplois de sage-femme et de masseur-kinésithérapeute. A l’inverse, les demandeurs d’emploi sont particulièrement nombreux sur les métiers de la petite enfance où il y a, globalement, trois fois plus de demandeurs d’emploi que d’offres à pourvoir.


Télécharger le n°106 du SUD INSEE L’ESSENTIEL "Professions paramédicales et sociales : une croissance en prise avec les besoins de la population" - Mai 2007.

PDF - 411.7 ko
Sud Insee l’essentiel n°106

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