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1.01. Eléments de démographie régionale

Document de travail


La région Provence - Alpes - Côte d’Azur compte 4 781 000 habitants (estimation Insee au 1er Janvier 2006), soit 7,5 % de la population de la France métropolitaine. C’est la troisième région derrière l’Ile-de-France et Rhône - Alpes. Cette situation reflète une reprise de la croissance démographique reposant essentiellement sur le solde migratoire. Globalement la population vieillit et les personnes de plus de 60 ans constitueront, en 2030, un tiers de la population régionale.
Parallèlement, le nombre de ménages augmentera tandis que le nombre moyen de personnes composant ces ménages continuera de diminuer. Ces ménages seront de plus en plus constitués par des personnes âgées et des personnes vivant seules.
Ces tendances vont se traduire par de nouveaux besoins en matière d’accès aux soins et d’accompagnement social. Une évolution des pratiques pourrait appeler une déconcentration de l’offre de services et un renforcement des interventions à domicile.

I. UNE REGAIN DÉMOGRAPHIQUE DU ESSENTIELLEMENT À L’ATTRACTIVITÉ DE LA RÉGION

La période de 2000 à 2005 se caractérise par un retour à la croissance démographique
Cette croissance correspond à une évolution moyenne annuelle de 0,87 % soit 40 000 personnes de plus par an, sachant qu’elle s’était nettement ralentie durant les années 1990 (0,62 %). À noter que ce phénomène est commun aux régions du Sud et de l’Ouest de la France.

Une croissance due pour les trois quarts à l’excédent migratoire
Un habitant de PACA sur dix vivait, il y a 5 ans, dans une autre région ou un autre pays. Les migrations proviennent surtout des régions de la moitié nord du pays, notamment de l’Ile-de-France.

Le solde naturel (excédent des naissances sur les décès) représente un quart de la croissance
L’indicateur conjoncturel de fécondité (1,84 enfants par femme) s’est récemment rapproché de la moyenne de la France métropolitaine (1,88). Comparé aux autres régions méridionales, ce solde naturel de PACA est important.

II. UNE CROISSANCE DE LA POPULATION RÉPARTIE SUR LES TERRITOIRES

Dans leur diversité, les territoires profitent de cette croissance grâce aux apports migratoires
Entre 1999 et 2004, Marseille aurait gagné 10 000 habitants et Nice 4 000. Toutefois cette hausse de la population concernerait aussi la plupart des petites communes et profiterait aussi bien à la périphérie des aires urbaines qu’aux espaces ruraux isolés.
Entre 1999 et 2002 :
* la population du littoral a augmenté de 203 000 personnes, une croissance qui repose pour 62% sur les migrations (inter-régionales et infra-régionales) ;
* celle du moyen pays, de 143 000 personnes, dont 79 % dus aux migrations ;
* celle de la montagne, de 20 000 personnes, dont 97 % dus aux migrations.

Une forte attractivité pour les personnes de plus de 60 ans
Les personnes qui arrivent sur les territoires du littoral, du moyen pays ou de la montagne sont plus âgées que celles qui en sortent. Par exemple, 19 % des personnes provenant de l’Ile-de-France pour s’installer sur le littoral ont au moins 60 ans, tandis que 8 % de ceux faisant le chemin inverse ont atteint cet âge.

III. UNE CROISSANCE APPELÉE À SE POURSUIVRE

En 2012, la population de la région devrait dépasser les 5 000 000 personnes. Elle pourrait atteindre 5 600 000 personnes en 2030. Cette évolution devrait se traduire par une augmentation du nombre des ménages qui atteindrait 2 200 000 unités, soit 186 000 nouveaux ménages d’ici dix ans. (Un ménage est constitué de l’ensemble des personnes vivant dans la même résidence principale. Par définition, une personne vivant seule constitue un ménage).

IV. UN VIEILLISSEMENT PRÉVISIBLE DE LA POPULATION

Une proportion croissante des personnes âgées
En 2030, un tiers de la population régionale aura plus de 60 ans, pour moins d’un quart actuellement. D’après les prévisions de l’Insee, les moins de 25 ans ne représenteraient plus qu’un quart de la population, soit une baisse de 5 % par rapport à la fin des années 1990.
Cette évolution de la structure par âge de la population s’explique notamment par :
* le vieillisement des générations nées entre 1946 et 1964, nombreuses ;
* l’allongement de la durée de vie qui se traduit par un accroissement du nombre de personnes très âgées : en 2030, 80 000 résidents auront dépassé les 90 ans ;
* une fécondité insuffisante pour conserver la part actuelle des moins de 30 ans au même niveau malgré les compensations par les migrations.

Tableau 1 : Projections de populations par âge (scénario tendanciel rééquilibré)

Age Évolution 2015/1999 (%) Évolution 2030/1999 (%)
0 - 14 ans -3,3 -2,8
15 - 29 ans 2,5 -0,9
30 - 44 ans -7,9 - 5,1
45 - 59 ans 18,6 6,1
60 - 74 ans 25,6 46,9
75 ans et + 39,9 100,5
Total 8,5 15,2

Source : INSEE - Projections OMPHALE.

Des ménages constitués de plus en plus de personnes âgées, isolées ou non
La croissance des ménages devrait s’accompagner d’une diminution du nombre moyen de personnes constituant un ménage. Il devrait passer à 2,16 en 2015 tandis qu’il était de 2,26 en 2005, de 2,32 en 1999 et de 2,46 en 1990. Le vieillissement de la population se traduit par une augmentation des ménages constitués d’une personne âgée ou d’un couple de personnes âgées, voire d’une personne très âgée et de son descendant.

Et aussi de ménages constitués de personnes seules
Les comportements de cohabitation interviennent aussi dans cette diminution du nombre moyen de personnes constituant un ménage. Ainsi, les individus sont plus nombreux à vivre seuls avant de s’installer en couple, ceux-ci se formant plus tardivement. Les divorces sont plus nombreux. Parmi les 186 000 nouveaux ménages d’ici à 2015, 62 % seraient constitués de personnes vivant seules.

Des structures de ménages variables selon les territoires
C’est dans le moyen pays que le nombre de ménages va le plus augmenter. Cette croissance sera deux fois plus rapide que sur le littoral. Dans le moyen pays, ces nouveaux ménages seront souvent constitués de couples, compte tenu notamment de l’apport migratoire. Sur le littoral, ce seront davantage des personnes seules.

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